logo

Centre de Preuves en Dermatologie Recommandations de bonne pratique

Recommandations urticaire chronique spontanée Actualisation décembre 2019

Responsabilité


Les informations fournies par ce site internet proviennent de sources réputées fiables. Cependant, la Société Française de Dermatologie recommande à l'utilisateur de s'assurer de la validité des ces informations. En effet, certaines peuvent s'avérer erronées ou faire l'objet de fautes de frappe ou d’erreur d’affichage.

L'utilisation de ces données se fait sous la responsabilité seule de l'utilisateur. La Société Française de Dermatologie ne pourra pas être mis en cause pour une mauvaise interprétation des données fournies par le site, ou en cas d'information erronées. Cet arbre décisionnel et tous les contenus de ce site ont été élaborés dans le cadre des données actualisés de la science selon la méthodologie de la HAS, des avis d'experts et relecteurs des différents documents et dans le cadre du système de soins français.


Urticaire chronique spontanée avec angio-oedèmes fréquents, corticodépendance et syndrome métabolique

Retour à l’arbre Imprimer dernière mise à jour le 07/04/2020

Photo patiente Photo patiente
urticaire

Présentation

Traitements antérieurs

Elle a pris 5 différents anti-H1 à dose conventionnelle (dose de l’AMM), puis à double, triple et quadruple dose. Lors de passages aux urgences pour des épisodes d’angio-œdème, elle a reçu plusieurs fois des corticoïdes per os à la dose de 0,5 mg/kg/jour (décroissance progressive sur 3 à 7 jours), associés à de la dexchlorphéniramine par voie intra-veineuse. Elle s’auto-médique actuellement (prednisone 60 mg/jour pendant 3 jours) dès l’apparition d’un angio-œdème.

Autres éléments

Que lui proposez-vous ?

Voir la proposition

×

Proposition

Information

  • Expliquer que les épisodes d’angio-œdème que la patiente décrit, résolutifs en moins de 48 heures et associés à de l’urticaire superficielle, ne nécessitent pas de corticothérapie. Ils n’engagent pas le pronostic vital, contrairement aux urticaires aiguës de cause allergique. Ils font partie du « tableau » de l’UCS.
  • Expliquer qu’il y a un possible impact défavorable des corticoïdes sur la sévérité de l’UCS (ils pourraient favoriser une résistance aux anti-H1), et sur la survenue plus fréquente des épisodes d’angio-œdème.
  • Expliquer que le syndrome métabolique (hypertension artérielle et diabète) de la patiente peut être aggravé par les corticoïdes.
  • Expliquer qu’il est nécessaire d’avoir un suivi plus régulier de l’hypertension artérielle et du diabète ; il existe d’ailleurs peut-être une association entre surpoids et UCS.
  • Les épisodes d’angio-œdème décrits ici sont a priori liés à l’UCS et non à l’IEC (association aux lésions cutanées, caractère rapidement résolutif). Il est préférable de demander l’avis d’un centre de référence sur les angio-œdèmes, pour l’arrêt ou non de l’IEC.

Évaluation

  • Il est nécessaire d’évaluer l’impact de l’UCS sur sa qualité de vie, avant de proposer un traitement de 3ème intention (après les anti-H1 à dose conventionnelle puis à quadruple dose). L’évaluation peut se faire par le score DLQI ou le score CU-QoL. Il est aussi préférable d’évaluer l’activité de l’UCS à ce stade, par les scores UCT et UAS7.

Traitement

  • L’option thérapeutique à proposer prioritairement est l’adjonction d’omalizumab aux anti-H1, la patiente étant en surpoids et ayant une hypertension artérielle (faisant déconseiller la ciclosporine). L’omalizumab est souvent efficace sur les épisodes d’angio-œdème. Il faut adresser la patiente en milieu hospitalier pour l’initiation du traitement. L’omalizumab se prescrit à la dose de 300 mg/4 semaines par voie sous-cutanée. *Certains experts ne débutent l’omalizumab qu’une fois le sevrage en corticoïdes établi ; d’autres experts recommandent au contraire d’introduire l’omalizumab rapidement, pour aider à ce sevrage.

Références
  • Cet article vous-a-t-il été utile ?
  • Votre avis compte !

    Cet avis ne sera pas diffusé sur ce site, mais uniquement transmis à la direction de publication. Votre email ne sera utilisé que pour vous répondre uniquement si nous le jugeons nécessaire. Aucune réponse ne sera envoyée à toute demande d’avis médical via ce formulaire.


cas clinique suivant

Centre de Preuves en Dermatologie Centre de Preuves en Dermatologie logo
Work
10 cité Malesherbes
75009Paris
Île-de-France
FRANCE
Work 01 43 27 01 56
Fax 01 43 27 01 86
centredepreuvesdermato@sfdermato.org